On nous prend pour des imbéciles.
Essayons de comprendre. Ils étaient une dizaine au départ. Puis 4 et enfin 2. Jusque tard dans la nuit, aucun consensus, il parait. Brusquement, 2 « confessions religieuses » sur 8 émettent des réserves sur l’un de des deux prétendants restés en course. Le favori, semble-t-il. Elles doivent, disent-elles, recouper quelques informations en leur « possession » et s’assurer de l’ « intégrité » et de la « neutralité » de ce dernier. Il est 23 heures. Depuis plusieurs mois et même plusieurs années que ce sieur est candidat, c’est la première fois qu’une telle réticence est soulevée. Seulement hier soir. L’on doit donc suspendre le processus, à l’ultime étape de la compétition. Sauf à nous prendre pour des larbins, l’on veut nous persuader qu’une telle démarche est sincère et dénuée de la moindre intention cachée. Lors même que l’on se souvient, comme si c’était hier, du grief articulé l’année passée, par les mêmes structures contre le même candidat. Ça ne suffit plus. Ou plutôt, ça ne passe plus. Le tollé soulevé, en son temps, par l’argument purement tribal, assumé par Ambongo en personne, est encore frais dans nos mémoires. Il faut trouver autre chose. Et Nshole, avec un courage conceptuel exceptionnel, a l’outrecuidance de demander un peu de temps pour qu’il trouve justement autre chose. Rien n’urge affirme-t-il. Quelle entourloupette ???
Si 8 personnes, qui ont la prétention de régenter le jeu démocratique de tout un pays, sont incapables, dans un format si réduit, de se soumettre à ses règles, il y a lieu de désespérer pour ce pays.